Près de Toulouse, un projet d’un nouveau genre pourrait bientôt bouleverser le paysage

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Le projet en train d'émerger sur la commune du Lherm, près de Toulouse, consiste à recouvrir des terres agricoles exploitées avec des panneaux photovoltaïques pour produire de l'énergie solaire tout en protégeant les cultures des aléas climatiques comme la sécheresse ou la grêle.
Le projet en train d’émerger sur la commune du Lherm, près de Toulouse, consiste à recouvrir des terres agricoles exploitées avec des panneaux photovoltaïques pour produire de l’énergie solaire tout en protégeant les cultures des aléas climatiques comme la sécheresse ou la grêle. (©TSE Energy)

C’est une première en Haute-Garonne. Et un projet encore peu courant en France puisque seuls quelques sites pilotes ont émergé jusqu’ici.

C’est au Lherm (Haute-Garonne) qu’une centrale photovoltaïque d’un nouveau genre est en passe de se concrétiser. Cette centrale photovoltaïque, c’est en fait une centrale agricovoltaïque qui pourrait être installée sur 22 hectares de terres agricoles vouées aux cultures céréalières (maïs et soja). 

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Présenté mi-septembre

Le projet va être présenté aux habitants du Lherm le jeudi 14 septembre 2023. « Plusieurs études ont été menées. Les études d’impact sont terminées. Le permis devrait être délivré au courant de l’automne et les travaux devraient durer entre 18 et 24 mois, imaginés en plusieurs phases pour ne pas impacter l’exploitation des cultures céréalières »,  indique à Actu Toulouse Olivier Pech de Laclause, le directeur de l’agence toulousaine de TSE Energy, la société qui porte le projet sur l’exploitation d’un agriculteur local.

 

Panneaux qui s’inclinent selon la météo

Mais une centrale agricovoltaïque, c’est quoi au juste? 

Le projet vise à recouvrir de panneaux photovoltaïque un champs agricole exploité.

« Ce sont des panneaux solaires tendus sur des câbles à cinq mètres de hauteur. Des câbles maintenus en l’air par des pylônes installés tous les 27 mètres sur la largeur de l’infrastructure et tous les 11 mètres sur sa longueur. Si l’infrastructure peut demander à l’agriculteur d’adapter son matériel, elle ne dénature pas le terrain agricole et l’agriculteur doit pouvoir cultiver sa terre de la même manière qu’avant l’installation », assure Olivier Pech de Laclause qui poursuit :

« Nos panneaux sont pilotés par un système qui leur permet de modifier leur inclinaison et de s’adapter au mieux aux conditions météorologiques. Par exemple, s’il pleut, les panneaux peuvent être positionnés à la verticale. Grâce aux trackers qui inclinent automatiquement les panneaux solaires, suivant l’axe du soleil, la parcelle bénéficie tout au long de la journée d’un ombrage partiel et tournant, permettant de limiter les stress thermique et hydrique ».

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Les panneaux situés à cinq mètres du sol s'inclinent selon la météo : à la verticale s'il pleut, et en fonction de l'axe du soleil s'il fait beau.
Les panneaux situés à cinq mètres du sol s’inclinent selon la météo : à la verticale s’il pleut, et en fonction de l’axe du soleil s’il fait beau. (©TSE Energy)

Consommer moins d’eau

« L’objectif de ce projet, au regard de la récurrence des aléas climatiques (sécheresse, fortes chaleurs), est d’assurer une meilleure protection des cultures et améliorer l’efficience de l’irrigation des parcelles. C’était l’un des objectifs principaux de l’exploitant quand il nous a contactés il y a trois ans. L’installation de la canopée agricole répond à cette problématique puisqu’elle permet de réduire la température et l’évapotranspiration pour la culture et ainsi diminuer les besoins en irrigation des plantes. Pour le cas précis du Lherm, un partenariat avec la chambre d’agriculture de Haute-Garonne va permettre d’assurer un suivi au niveau de l’évolution de la consommation d’eau », explique Olivier Pech de Laclause. 

Quelle production d’électricité?

Selon TSE Energy, les 23 ha de panneaux photovoltaïques permettront de produire 22MWc de puissance installée, soit l’équivalent de la consommation annuelle de 8 000 à 10 000 personnes. L’électricité sera injectée sur le Réseau de Transport d’Electricité (RTE). 

L’exploitant percevra quant à lui un loyer indexé sur le prix de l’énergie et la production pour la location de l’espace aérien.

L’agrivoltaïsme ou agri-photovoltaïsme, c’est quoi ?

L’agrivoltaïsme consiste à installer des panneaux photovoltaïques sur des espaces de productions agricoles et permet de maximiser l’utilisation des terres agricoles tout en produisant de l’électricité renouvelable. Selon l’Agence de l’Environnement et de la Maîtrise de l’Energie (Ademe), il repose « sur la notion de synergie entre la production agricole et la production photovoltaïque sur une même surface de parcelle. L’installation photovoltaïque doit ainsi apporter un service en réponse à une problématique agricole ». L’Agence publique poursuit : « A titre d’exemple, un système agrivoltaïque peut consister à installer des modules photovoltaïque (mobiles ou pas) au-dessus d’une production végétale pour la protéger d’un ensoleillement excessif, pour limiter les stress hydriques par un effet d’ombrage ou pour réduire les risques liés aux conditions climatiques (grêle, gel…). Ainsi, tout en produisant de l’énergie, ce type de dispositif peut, dans certaines configurations, apporter un service bénéfique à la production agricole en place ».

TSE expérimente partout en France

Producteur indépendant français d’énergie solaire,  TSE Energy exploite 18 centrales solaires d’une puissance totale de 210MW soit l’équivalent de la consommation électrique de 110 000 habitants.

En matière d’agrivoltaïsme, elle a inauguré en septembre 2022 sa première canopée agricole à Amance, en Haute-Saône sur une parcelle de grandes cultures.

En avril 2023, TSE a levé 130 millions d’euros en capital afin de renforcer son développement.

La mairie « prudente »

De son côté, la mairie de Lherm se veut « prudente » quant à la concrétisation du projet. Son maire, Frédéric Pasian, indique à Actu Toulouse n’avoir dit « ni oui, ni non au projet ». Il assure :

« Pour l’instant la commune, a donné seulement son feu vert pour que des études environnementales soient réalisées avec intervention d’un écologue. Ces études ne nous ont pas été restituées ».

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