
Les deux villes, dirigées par les maires écologistes Grégory Doucet et Pierre Hurmic, vont écrire au gouvernement pour devenir des communes test pour l’encadrement des loyers des baux commerciaux.
En visite auprès du propriétaire de la buvette Saint-Antoine , incendiée sur les quais de Saône en mai dernier, Grégory Doucet, le maire de Lyon, a annoncé vouloir proposer, avec le maire de Bordeaux Pierre Hurmic, de faire de leurs deux villes des zones de test pour un «encadrement des loyers des baux commerciaux». «Nous avons besoin de dire aux commerçants qu’il faut rééquilibrer les forces quand les professionnels voient leur propriétaire leur mettre une pression d’enfer sur les loyers», a déclaré l’élu écologiste lyonnais.
Sur les bords de la Garonne, Pierre Hurmic souhaite également que les deux communes puissent devenir «des terres d’expérimentation» comme elles l’ont été «en 2022 pour l’encadrement des loyers d’habitation ». «Le but n’est pas de figer le marché. Nous voulons redonner de l’oxygène aux commerçants et favoriser la diversité commerciale dans nos quartiers. Les petits commerçants indépendants ont souvent plus de difficultés à lutter contre les hausses de loyers que les grandes chaînes. Si cela ne marche pas, on ne s’acharnera pas. Mais si cela marche, il ne faut pas s’en priver», a poursuivi Pierre Hurmic.
Une lettre au gouvernement a été rédigée par les deux hommes fin août et sera envoyée au ministre du Commerce dès que ce dernier sera désigné.
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Une mesure soutenue par l’hôtellerie-restauration
À Lyon, comme à Bordeaux, la mesure est soutenue par les professionnels de l’hôtellerie-restauration. Dans la capitale des Gaules, Thierry Fontaine, président de l’UMIH (Union des métiers et des industries de l’hôtellerie), a publiquement soutenu la mesure portée par Grégory Doucet et ciblé les propriétaires «qui jouent avec les vies des entreprises sur des tableurs Excel en augmentant parfois les loyers par trois quand les baux arrivent à leur terme». Des augmentations fatales pour certains commerces indépendants qui représentent aujourd’hui 60% du tissu commercial dans la Presqu’île de Lyon contre 35% en moyenne dans les centres-villes français.
Côté opposition, à Lyon, Loïc Terrenes, conseiller national Renaissance, a déjà critiqué sur Twitter une mesure «qui ne protégera pas les petits commerçants.» «Au contraire : ça découragerait les propriétaires, raréfierait l’offre et renforcerait les grandes enseignes capables de contourner les règles. Et tout ça, au détriment de notre diversité commerciale», a déploré l’ancien candidat aux législatives à Lyon, dans un message reposté par Jean-Michel Aulas sur ses réseaux sociaux.
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