
Dermatose nodulaire d’un côté, dégâts de sangliers de l’autre. En Haute-Saône, les éleveurs sont à cran, et le dialogue jusque-là établi entre agriculteurs et chasseurs s’est soldé, mardi 9 décembre, par une porte claquée. Ce jour-là, la Fédération des syndicats des exploitants agricoles de Haute-Saône (FDSEA 70) et les Jeunes agriculteurs (JA) ont quitté la Commission départementale de la chasse et de la faune sauvage (CDCFS), qui concourt à l’élaboration, à la mise en œuvre et au suivi de la chasse et de la protection de la faune sauvage. Elle fixe également les barèmes de prix avec lesquels les chasseurs indemnisent les agriculteurs pour les dégâts causés par le gibier. En cause : les prairies retournées par le groin des suidés et un supposé attentisme des chasseurs.
Sur sa page Facebook, le syndicat a publié des vidéos de compagnies de sangliers dont le nombre dépasse, parfois, la vingtaine. « Nous demandons simplement de chasser efficacement, notamment les laies, afin de retrouver un équilibre cynégétique viable. Il ne s’agit pas d’incriminer les chasseurs : beaucoup font leur travail sérieusement. Mais dans certains secteurs, la situation n’est plus tenable », juge la FDSEA, qui a mis le feu aux poudres avec ses vidéos. « Ce sont des trains de sangliers », constate un agriculteur.
Les chasseurs, les seuls à payer ?
Il existe quelques points noirs (une partie des Vosges saônoises et quelques endroits dans le secteur de Terres de Saône, Hauts du Val de Saône ou bord des Monts de Gy) que les chasseurs tentent de réduire grâce à des autorisations de chasse en réserve, des actions administratives, la présence de louvetiers. Dans d’autres secteurs, il n’y a pas de sujet. Contactée, la fédération de chasse (FDC) veut éviter l’extropolation de cas particuliers en généralité.
Sept dossiers de dégâts (N.D.L.R. : sous les nouveaux seuils évoqués par la FDSEA dans sa communication) seraient en cours de traitement. Cette saison, plus de 9 000 sangliers devraient être prélevés contre 7 118 en 2023 par exemple. La fédération avait indemnisé les agriculteurs à hauteur de 584 778 € lors de la saison 2024-2025, chiffre qui pourrait grimper puisque les dégâts remboursés sont corrélés avec le prix du cours des céréales et du maïs. En 2023, un accord national entre chasseurs et agriculteurs avait été signé, prévoyant des mesures de prévention. L’État avait monté un « fonds national » sur trois ans qui, après avoir versé 50 millions d’euros, n’a plus de financement au-delà de 2025. Les chasseurs ne veulent plus être les seuls à payer. Le bras de fer est lancé. Une nouvelle réunion, en présence du préfet, est programmée ce mardi 16 décembre.
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